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  • En vacances dans son pays d’origine Ismaël Bako partage avec les médias ses projets pour le Bénin

    L’international Bénino-belge de basketball, Ismaël Bako au milieu

    L’international Bénino-belge de basketball, Ismaël Bako n’a toujours pas oublié ses racines. En vacances actuellement à Cotonou, le pivot l’ancien joueur de Louvain en Belgique et actuellement sociétaire d’Asvel  du LNB Pro A en France et joueur de la sélection nationale belge a donné une conférence de Presse vendredi 09 Juillet 2021 au Ministère des sports suite à une audience à lui accorder par le ministre des sports, Oswald Homéky. Le jeune basketteur entend investir dans le social et la promotion du basketball dans les écoles.

    Né le 10 Octobre 1995 à Louvain, d’un père Béninois et d’une mère Belge, le pivot de 2,08m, a exprimé toute sa fierté d’être dans son pays d’origine le Bénin.  «Il est temps que je commence par avoir des projets ici au Bénin. Je suis très ambitieux surtout pour la nouvelle génération, pour les jeunes qui n’ont pas encore beaucoup d’opportunités pour avoir une carrière comme ce que j’ai maintenant. Je suis venu ici pour la fondation HUBI & VINCIANE pour améliorer la vie ici au Bénin. A mon arrivée, j’ai eu l’opportunité de visiter des projets, par exemple des hôpitaux, des écoles, les villages, l’agriculture et voir comment aider. J’ai vu des choses qui m’ont touché » a-t-il fait constater. Le joueur d’Asvel BBC, a dévoilé les grands axes de son projet. « J’ai eu l’opportunité d’être ambassadeur de la fondation. Et c’est un honneur pour moi dans ce sujet-là de venir aider mes frères, mes sœurs, mes parents ici au Bénin. Donc, pour le moment j’ai deux projets personnels. Améliorer la vie au Bénin surtout ceux qui souffrent de la malnutrition, je veux les aider sur le plan sanitaire et les opportunités. Avec le basketball, je veux offrir des opportunités aux jeunes pour faire une carrière comme celle que je vis actuellement », a-t-il  précisé

    Au nom de la famille du basketball béninois et au nom du Comité exécutif de la Fédération Béninoise de Basketball, le président Ismahinl Onifadé a remercié le jeune basketteur Bénino-Belge pour son attachement à son pays. « Nous lui disons merci pour cet attachement qu’il a pour sa patrie paternelle et surtout pour les activités qu’il mène au profit des personnes qui ont besoin de soutien dans nos régions. Même s’il n’a pas été formé au Bénin, il reste convaincu qu’il est un Béninois et tout ce qu’il fait est au profit de notre nation. Et tout ce qu’il peut comme transfert de connaissances, un appui à la jeunesse,  il n’a pas manqué de nous le dire », a témoigné Ismahinl Onifadé qui a rassuré Isamël Bako et le Ministère des sports de l’accompagnement sans faille de la Fédération Béninoises de Basketball pour la concrétisation de ces projets.

    En lieu et place du Ministre des sports, c’est le Directeur du Sport d’Elite, Bonaventure Codjia qui a présidé cette sortie médiatique. Pour lui, le sport béninois connait de profondes réformes et aucune initiative orientée vers son développement ne sera de trop. « C’est un plaisir de recevoir Ismaël Bako, un basketteur de classe mondiale. Donc, forcément le Bénin a besoin de son expérience. Nous avions échangé avec lui. Il a parlé des écoles de basket, comment accompagner les enfants, leur apporter son appui…Notre objectif, c’est de faire du basketball béninois, un basket compétitif et mondial. Nous rêvons de rencontrer un jour la Belgique. Le soutien du département des sports sera sans faille pour l’aboutissements de vos projets », a-t-il promis au jeune basketteur

  • Criet / Affaire « Ex-régisseur des impôts Carlos Adohouannon » Les biens de son féticheur confisqués et mis sous contrôle judiciaire

    Le dossier « disparition de milliards de Fcfa à la Direction générale des impôts (Dgi) » dans lequel l’ex-Régisseur, Carlos Adohouannon a été arrêté et placé sous mandat de dépôt depuis septembre 2020 refait surface. Sur instruction du juge en charge de l’affaire, les immeubles et véhicules du féticheur du régisseur ont été confisqués et mis sous contrôle judiciaire.

    C’est sur décision de la Commission d’instruction de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) que les biens de Blaise Salanon, féticheur de l’ex-régisseur des impôts, Carlos Adohouannon, ont été saisis et placés sous contrôle judiciaire ce lundi 2 août 2021. Il s’agit entre d’une vingtaine de véhicules appartenant au sieur Blaise Salanon,   féticheur de son état qui ont été également immobilisés dans l’un de ses immeubles.

    Poursuivi pour des faits de « complicité de détournement de deniers publics, recel et association de malfaiteurs » dans l’affaire de disparition de plusieurs milliards de  Fcfa à la Direction générale des impôts (Dgi), Blaise Salanon, le féticheur de l’ex-régisseur Carlos Adohouannon, a été placé sous mandat de dépôt à la prison civile de Akpro-Missérété. Il n’est encore  pas au bout de ses peines puisque suivant la décision de la Commission en charge de son dossier à la Criet, les loyers de ses immeubles seront désormais versés dans un compte bancaire sous séquestre judiciaire. A cet effet, la banque et le numéro du compte ont été communiqués aux locataires des immeubles répertoriés, le lundi 2 août 2021, à l’issue d’une audition à la Brigade Economique et financière (Bef).

    Selon certaines indiscrétions, la 2ème épouse de Blaise Salanon, féticheur du régisseur ainsi que son beau-père ont été arrêtés et mis en détention préventive dans la même affaire de fonds qui ont disparu des caveaux du régisseur de la Dgi, Carlos Adohouannon. Les montants détournés sont estimés à 13 milliards Fcfa. Au lendemain de l’éclatement de cette affaire, le régisseur a qui était en cavale, a été arrêté en septembre 2020 par Interpol au Sénégal puis extradé au Bénin afin de répondre de ses actes. Carlos Adohouannon et plusieurs autres personnes impliquées dans l’affaire séjournent toujours en prison.

  • Championnat National 2021 de cyclisme Bashiki, Vidognonlonhoué finissent champions

    C’est à Savalou, dans la cité Soha que s’est déroulé le championnat national de cyclisme, édition 2021. La compétition a réuni du 13 au 14 Août 2021, plusieurs coureurs, venus d’une dizaine de club. Deux épreuves étaient au programme. La course en ligne et la course contre la montre. Sans surprise, Abdul Bashiki Idrissou a terminé en tête de la course en ligne chez les hommes et Yvette Vidognonlonhoué du côté des dame

    La fête de l’igname, c’est aussi autour du vélo. La Fédération Béninoise de Cyclisme a choisi cette année de faire rythmer la fête identitaire du 15 Août du peuple Mahi avec le championnat national de cyclisme. Savalou étant oublié par la traversée du Tour cycliste international du Bénin, les populations ont bien saisi l’occasion. Tout au long du circuit, ils étaient nombreux à applaudir pour susciter l’envie de la gagne chez les cyclistes. Deux épreuves ont meublé ce championnat national 2021 de cyclisme. La course en ligne et la course contre la montre. Lors de la première épreuve, c’est Yvette Vidognonlonhoué qui a remporté les 35Km chez les dames. Sa sœur aînée Chantal Vidognonlonhoué, la meilleure cycliste dans cette catégorie n’étant pas présente à Savalou,  elle n’a pas manqué d’assumer. Yvette Vidognonlonhoué a franchi la ligne d’arrivée après 12mn 24s, pour une vitesse moyenne de 26,79km/h.

    Du côté des messieurs, l’indétrônable Abdul Bashiki Idrissou a régné. Il a terminé la distance de 125Km chez les hommes avec un chrono de 2h50mn3″, pour une vitesse moyenne de 44,10 Km/h. Le meilleur cycliste béninois de ces dernières années s’est félicité d’avoir réussi sa course.« J’ai beaucoup travaillé pour ça. Dès que j’ai appris que le championnat est annoncé pour le 13 Août, je me suis mis au travail rapidement pour pouvoir mériter cette place. Le circuit est très formidable. C’est pour la première fois qu’on a pu assister à un championnat en ligne, plus deux tours de circuit dans la ville. Dès le départ on était ensemble. A la 42e Kilomètre après Logozohè, l’échappée est partie à deux. On a essayé de creuser l’écart, ils ont resserré et on a encore creusé après. Ce qui a payé jusqu’à l’arrivée », a déclaré Abdul Bashiki Idrissou.

    Samedi 14 Août, veille de la fête de l’igname. Les cyclistes étaient à nouveau sur la piste, mais pour une nouvelle épreuve, la plus difficile au cyclisme, la course contre la montre. Abdul Bashiki Idrissou n’a pas raté sa cible. Il prend la première place dans cette seconde épreuve en franchissant la ligne d’arrivée après 50m16’’ sur 35 Km parcourus. Plusieurs cadres et personnalités, natifs de Savalou ont rehaussé la fin du championnat de leur présence.

    Une première activité réussie par Romuald Hazoumè, président de la Fédération Béninoise de Cyclisme après sa réélection. Il s’est dit très comblé de l’ambiance qui a prévalu durant ces deux jours de championnat à Savalou.

  • 1er Championnat National de Bodybuilding et Fitness Bienvenu Vodounou réussit le pari de l’organisation, Prudence Dossa sacré

    Les bodybuilders béninois étaient en compétition samedi 03 Juillet dernier dans la salle ‘’Le Majestic ‘’ de Cadjèhoun

    . C’est à l’occasion du 1er Championnat National de Bodybuilding et de fitness organisé par la  Fédération Béninoise de Bodybuilding et Fitness (FBBF). Moment de spectacle, de clameur et d’image inégalé offert par le président Bienvenu Vodounou et son équipe. C’est l’athlète Prudence Dossa qui a décroché la première place au classement générl

    C’est en présence d’Ernest Guillaume Sossou, Directeur de Cabinet du Ministre des Sports    qu’a eu lieu le premier Championnat National de Bodybuilding et Fitness. Pour une première fois au Bénin, une fédération sportive qui est née il y a un an seulement a séduit les Béninois amoureux de bodybuilding par la qualité de l’organisation. Le luxe somptueux qu’offrait la salle des fêtes ‘’Le Majestic’’ annonçait déjà la grande rivalité entre les compétiteurs. En effet, après avoir obtenu leur ticket pour la phase finale, les athlètes avaient un autre défi devant, convaincre le jury à travers leurs poses. En sous-groupes et en individuel, la quarantaine d’athlètes a explosé la scène de démonstrations en posant devant le jury. Ils ont été évalués suivant leur développement musculaire, la définition de leur corps et l’harmonie générale.  Au total, sept (7) poses ont constitué le menu de ce championnat à savoir: le Double biceps de face, dorsaux de face, biceps pose, triceps pose, double biceps de dos, dorsaux de dos, abdominaux cuisses.

    Dans la catégorie body 3/ 65-75KG chez les hommes, Prudence Dossa est venu en tête au classement général. Honoré Zossou, l’un des grands favoris s’offre la première place dans la catégorie Body 2/+75-85KG. Au niveau de la catégorie body 1/+85KG-95KG+, Fidel Gnintoungbé est arrivé premier. Entre temps, c’étaient les athlètes dames qui ont posé sous une forte chaleur d’applaudissement du public séduit par leurs prestations. C’est bien après que les meilleurs retenus pour la grande finale devant déterminer le meilleur bodybuilder de la saison ont soumis leurs poses à l’appréciation des membres du jury. Au décompte final des points réunis par chacun, c’est Prudence Dossa de Gym Bibi Fitness club qui a triomphé de ses adversaires. Il aura été l’athlète dont le corps était bien dessiné. Il a remporté la belle moto mis en jeu et bien d’autres prix et un gros trophée.

    Romain Zannou est classé deuxième alors que Fidel Gnintoungbé et Honoré Zossou ont terminé respectivement 3e et 4e. « Je suis très heureux d’avoir remporté la première place. C’est le fruit de plusieurs mois de travail. C’était très difficile de suivre le régime. Mais j’ai réussi à le faire. Je savais que j’allais sortir la grosse artillerie pour surprendre mes adversaires. Avant je pesais plus de 80KG, aujourd’hui, je suis passé à 75KG. Je suis très heureux», a affirmé Prudence Dossa, sacré meilleur athlète de la première édition du Championnat national de bodybuilding et fitness interrogé par les médias en fin de compétition.

    Ils ont dit  après le championnat national!!!

    Bienvenu Vodounou, président de la Fédération Béninoise de Bodybuilding et Fitness

    « Nous l’avions promis, nous venons de le réaliser. Le championnat 2021 a vécu. Vous avez découvert de vos propres yeux le spectacle. C’était beau ! C’était spectaculaire ! Les athlètes ont bien posé. La concurrence était rude. A la fin,  les anciens champions sont battus. C’est cela le bodybuilding. Ce n’est pas la masse musculaire qui compte, c’est la définition du corps. Nous sommes très satisfaits nous autres au niveau du bureau exécutif d’avoir réussi ce pari. On prend le rendez-vous pour la saison prochaine. Nous croyons vivement au destin de ce sport. Vous avez vu aussi la présentation au niveau de women fitness ? Le bodybuilding se pratique aussi par les femmes. Elles ont bien posé. Avec le bodybuilding, nous allons révéler le Bénin au plan sportif »

    Ernest Guillaume Sossou, Directeur de Cabinet du Ministre des Sports

    « Il s’agit d’un événement de très grande importance qui projette le bodybuilding béninois sur l’orbite de la démocratisation et d’un développement ascendant. Comme le samedi 06 Juin 2020,  jour où la Fédération Béninoise de Bodybuilding et Fitness fut portée sur les fonts baptismaux, ce samedi 03 Juillet 2021 est aussi un grand jour, un jour de joie immense pour les acteurs de bodybuilding au Bénin. L’organisation d’un championnat national constitue la raison fondamentale et fondatrice d’une fédération sportive. Le championnat demeure la meilleure tribune qui permet aux athlètes d’étaler leur savoir-faire, leurs capacités ainsi que leurs potentialités techniques et physique. L’organisation de ce premier championnat national donne la preuve de l’engagement des membres du bureau exécutif à assurer la promotion et le développement de la pratique du bodybuilding et du fitness dans notre pays»

    Classement par catégorie

    Catégorie : Body 3 65-75 KG

    1er Prudence Dossa (No 38)

    2e Kabirou (No 93)

    3e Kumar (No 35)

    4e Pesso Sagui (No 22)

    5e Hubert Zannou (No 109)

    Catégorie; Body 2 +75-85KG

    1er Honoré Zossou(No 108)

    2e Djiman Agbo (No 28)

    3e Gilchrist Gomez (No 23)

    4e Arnold Gbindou (No 102)

    5e Assion Djondo (No 60)

    Catégorie: Body 1 +85-95KG et plus

    1er Fidel Gnintoungbé (No 20)

    2e Ntoutou Mou (No 31)

    3e Mohamed Nachirou (No 18)

    4e Suleman (No 30)

    SUPER PODIUM

    1er Prudence DOSSA (No 38)

    2e Romain ZANNOU (No 77)

    3e Fidel GNINTOUNGBE (No 20)

    4e Honoré ZOSSOU (No 108)

  • Approvisionnement en eau potable Le Dg de l' Anaepmr sur les chantiers

    Approvisionnement en eau potable

    Le Dg de l’ Anaepmr sur les chantiers

    Une délégation de l’Agence nationale d’approvisionnement en eau potable en milieu rural (Anaepmr) en compagnie de la mission d’appui à la mise en oeuvre du PEPRAU et du programme AQUA-VIE a effectué, samedi dernier, une visite de site de quelques chantiers. Ce déplacement les a conduits dans les communes de Lalo et de Agbangnizoun et a permis de constater entre autres, l’achèvement des travaux de la réalisation du branchement particulier de l’EPP de Ahissatogon.

    Les écoliers de l’EPP Ahissatogon dans la commune d’Agbangnizoun tournent définitivement la page de la consommation de l’eau impropre à la consommation. En effet, très touchée par les peines qu’ils endurent depuis des lustres, l’Agence nationale d’approvisionnement en eau potable en milieu rural (Anaepmr), une agence d’exécution du Programme d’actions du gouvernement dans ce secteur a installé à leur profit, un branchement particulier. Cette infrastructure réalisée sur financement de la Banque mondiale s’inscrit en parfaite cohérence avec les ambitions du gouvernement de donner à tous les Béninois, de l’eau potable d’ici 2021. Pour Hilaire Agbassè, directeur de l’EPP Kinta Ahissatogon, le calvaire des écoliers remonte à 1982, année de création de cette école. Selon ses explications, les populations de cette localité du département du Zou sont abonnées malgré eux à la consommation de l’eau recueillie des puits souvent de moins de 10 mètres de profondeur ou de l’eau du marigot. Cette consommation d’eau impropre est, selon ses déclarations, la source de plusieurs maladies hydriques dont le choléra et l’ulcère de Burili. A la recherche du liquide vital pour s’abreuver, un écolier s’est noyé dans un puits, il y a de cela deux ans plongeant ainsi la communauté dans un deuil permanant. C’est pourquoi, il décerne un satisfecit au gouvernement à travers l’ANAEPMR qui a définitivement mis fin à leur souffrance à travers ce branchement particulier fonctionnel depuis quelques semaines. Selon lui, les dispositions utiles sont prises afin que les écoliers aient accès à l’eau potable. Il n’a pas manqué de promettre un entretien de l’infrastructure au profit des générations futures. Lalo dit adieu à l’eau du marigot Avant de se rendre dans le département du Zou, la délégation a d’abord fait une escale dans le département du Couffo. A cette étape, elle a pu faire la visite du site de forage de Zalli et de l’adduction d’eau villageoise existant pour le compte du système d’approvisionnement en eau potable muliti-villages de Banigbé. Très honoré de la visite de cette délégation, William Fangédji, maire de la commune de Lalo n’a pas manqué de remercier le gouvernement qui a inscrit sa commune au rang des localités prioritaires dans le cadre de son projet d’accès universel à l’eau potable. Dans son adresse, Sylvain Adokpo Migan, directeur général de l’Anaepmr a réitéré l’engagement du gouvernement de mailler tout le territoire et d’organiser de façon très rapide, l’accès à l’eau potable au profit de la population béninoise à très court terme. « Vous avez été habitués aux AEV et à la date d’aujourd’hui, ce n’est plus des AEV simples dont il s’agit mais des AEV multi-villages dont les systèmes seront assez étendus pour couvrir de façon organisée l’étendue d’un ou de plusieurs arrondissements.», a-t-il indiqué. Sylvain Adokpo Migan n’a pas manqué de rappeler que le travail de l’Anaepmr consistera à installer dans les années à venir, 652 systèmes d’approvisionnement en eau potable au profit des populations béninoises sur toute l’étendue du territoire nationale. Et pour que la phase expérimentale soit d’une grande efficacité dans la commune de Lalo, il invite à la bonne collaboration de tous. A sa suite, Yogita Mumssem, directrice sectorielle du pôle de compétences eau pour l’Afrique de l’ouest a exprimé sa joie d’être au Bénin. Au constat de la grande révolution qui s’observe dans le secteur de l’eau, elle n’a pas manqué de réitérer l’accompagnement de la Banque mondiale tout en invitant les bénéficiaires de ces infrastructures à en faire un bon usage. S’en est suivi une brève présentation de l’état de la commune en matière d’approvisionnement en eau potable et une autre sur le projet du système d’approvisionnement en eau potable multi-village de l’arrondissement de Banigbé. Le clou de cette mission dans la commune de Lalo a été la visite de site dont les travaux avancent à grands pas. Le PEPRAU et AQUA-VIE sont deux des sept projets inscrits au portefeuille de l’ Anaepmr pour donner d’ici 2021 de l’ eau potable à environ 4,5 millions de Béninois.

    Source extérieure

  • Cadres et personnalités politiques exceptionnels au Bénin et en Afrique François Adébayo ABIOLA, l’homme au parcours Majuscule

    Il est une fierté pour son pays le Bénin et pour l’Afrique, dont il tire les ressources nécessaires pour apporter une plus-value à l’histoire de l’humanité toute entière. François Adébayo Abiola, puisque c’est de qu’il s’agit, est un homme d’ici et d’ailleurs, un cadre au parcours majuscule et une personnalité politique animé d’idées fortes. Ce qui plaide pour le parcours exceptionnel que connais ce digne fils du pays Nago.

    Une ascension aussi rapide comme l’éclaire. Selon les confidences faites par ces proches et surtout ces promotionnaires, très tôt dès son bas âge, le Professeur François Adébayo Abiola s’est familiarisé avec le sens du devoir bien fait. Ce qui a d’ailleurs plaidé pour son excellent parcours tant dans le domaine professionnel que politique. Armé d’une fibre patriotique qui transperce l’envie démesurée aux biens matériels pour forger l’arme de la prospérité partagée, le Professeur François Adébayo Abiola aura apporté sa part pour l’édification et le développement de son pays le Bénin et pour l’Afrique. Doté d’une qualité rarissime d’homme d’Etat, l’homme à l’expression teintée de quelques bribes du parler nago n’a été jamais cité dans une quelconque  affaire depuis qu’il a effectué son entrée dans l’arène politique. Des cadres et personnalités de cet acabit, on en rêve. De plus, ils sont comptés au bout des doigts au Bénin et dans le monde. L’immense respect aux biens publics et ses capacités pour le travail bien fait ajoutés à son savoir-faire et ses connaissances, ont créé un boulevard pour sa promotion. Ceux qui l’ont côtoyé à Dakar au Sénégal, en passant par Bamako au Mali et au pays des hommes intègres (Le Burkina-Faso) résument  le parcours de  cet auteur de l’ouvrage ‘’ Le cheveux du pouvoir’’ par une phrase : « Celui qui va toujours au sommet du plateau ». Chercher à comprendre, ils vous servent deux anecdotes : Rentré dans le milieu  diplomatique sénégalaise avec une voiture immatriculée IT (Inscription Temporaire), il en sort avec une autre en CMD (Chef de Mission Diplomatique) après avoir roulé quelques années en CD (Corps Diplomatique).

    Arrivée à l’Ecole inter-Etats des Sciences et Médecine Vétérinaires (EISMV) de Dakar, en tant qu’élève, le Professeur François Adébayo Abiola s’offre le manteau d’Assistant. Il gravit tous les échelons du CAMES, Maitre-assistant, Agrégé (Major de sa promotion), Maitre de conférences. Tout ceci a été couronné par sa titularisation, professeur titulaire en 1992, représentant des professeurs au conseil des ministres et Directeur de l’Ecole inter-Etats des Sciences et Médecine Vétérinaires (EISMV) de Dakar. Il deviendra par la suite, ministre membre du conseil des ministres avant de finir président du Conseil des ministres. A voir le parcours professionnel exceptionnel de François Adébayo Abiola, on se rend compte que ce digne fils de Sakété  s’est en réalité réalisé au Sénégal., Il a formé de nombreux étudiants qui sont devenus de grands cadres dans leur pays. D’autres occupent des postes de responsabilité dans de grandes institutions dans le monde. Le Professeur François Adébayo Abiola ne marchande pas ses connaissances, mais il les apporte pour servir la communauté. C’est un homme qui fusionne amour, fraternité, Justice et travail à travers ses faits et gestes.

    De retour dans son pays d’origine le Bénin en 2005, Il effectua une entrée triomphale au plus haut sommet de la sphère politique béninoise alors que beaucoup le voyait entamer une retraite professionnelle après bien sûr le tour du monde. Ainsi donc, à la surprise générale même de son parti politique, il est élu député au parlement du Bénin en 2007.  Certains surpris sont allés jusqu’à parler de hasard. Mais comme, il n’y a jamais deus sans trois, le peuple  va lui renouveler sa confiance en 2011 puis en 2015. Appréciant les qualités de l’Homme, le Président Boni Yayi a rapidement porté son choix sur le Professeur François Abiola pour le nommer Ministre en charge de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique en 2008. Les nombreux changements et réformes opérés par le ministre Abiola lui ont valu après le poste de ministre d’Etat puis Vice Premier ministre. Au Bénin, en Afrique comme dans le reste du monde, le parcours du Professeur François Adébayo Abiola force l’admiration. Ses mérites ont été reconnus partout où il est passé.

    Elevé  au  titre d’Officier de l’Ordre national du Bénin, il accède au grade de Commandeur,  Grand Officier et puis Grand-Croix. Coordonnateur du parti Bloc Républicain dans le département du Plateau, le Professeur François Adébayo Abiola est depuis quelques jours sur proposition de son parti politique, désigné par l’Assemblée pour siéger au sein du Conseil Electoral du Bénin. Un organe nouvellement mis en place pour organiser les élections en République du Bénin. A la nouvelle génération d’aller à l’école de cette illustre personnalité.

  • Entretien avec le Général Fernand Amoussou, candidat à l’élection présidentielle « Le Bénin a besoin d’ordre »

    Entretien avec le Général Fernand Amoussou, candidat à l’élection présidentielle

    « Le Bénin a besoin d’ordre »

    Fernand Amoussou, s’engage à mettre de l’ordre au Bénin, une fois élu président

    Invité dans les studios de la radio Soleil fm le 13 Janvier 2016 dans une émission spéciale, Fernand Amoussou, candidat à l’élection présidentielle du 28 février 2016, a eu l’occasion d’exposer sa vision des secteurs vitaux de la vie nationale et proposer les solutions pour un Bénin mieux gouverné. Fernand Amoussou est convaincu qu’il faut mettre de l’ordre dans la maison Bénin. Le Bénin a besoin d’ordre, de renouveau, de patriotisme et de civisme a-t-il dit en substance. Dans l’ensemble, Fernand Amoussou constate qu’il y a du désordre dans tous les secteurs. L’économie est mal orientée, les entreprises croulent sous le poids de la dette intérieure, l’absence de sécurité juridique et d’assurance de protection des personnes et des biens, le ralentissement des investissements publics et privés, le chômage des jeunes ; l’hôpital public en souffrance ; et le tout couronné par la mauvaise gestion des ressources publiques, la corruption et l’impunité. Fernand Amoussou propose donc, une refonte du système actuel pour asseoir les bases d’un décollage économique. Fernand Amoussou annonce qu’il vient au pouvoir pour mettre de l’ordre et s’est engagé à mettre fin à la mal gouvernance et l’impunité érigées en système de gestion. C’est dans un entretien radiodiffusé animé par le journaliste Eugène Allossoukpo de Soleil Fm. Lisez ci-dessous l’intégralité de l’émission de Fernand Amoussou sur Soleil Fm le 13 janvier dernier.

    – Soleil FM : Général Fernand Amoussou, du point fait par la commission électorale nationale autonome, 48 candidatures sont enregistrées à la clôture ce matin à zéro heure. Votre point de vue sur cette pléthore de candidatures, dans un petit pays comme le Bénin. -Général Fernand Amoussou : C’est vrai que cela peut paraître important, le nombre de candidats enregistrés hier à la Céna. Mais je voudrais faire remarquer que ce ne sont que des candidats à cette première étape et qu’il reste encore le paiement de la caution et la décision finale de la Cour constitutionnelle. – Vous pensez qu’il y en a qui ne paieront pas la caution ? – Je n’en sais absolument rien, mais je pense que cela signifie aussi qu’il y a une réflexion à faire sur notre système politique. C’est l’enseignement principal que nous devons tirer de cette première phase. Il faut revisiter notre système politique, afin de faire en sorte que les partis politiques jouent mieux leur rôle dans l’activité politique. Mais aussi, faire en sorte que les candidatures soient fondées sur des bases beaucoup plus politiques, au sein de formations structurées, ayant une dimension nationale. – (Les empêchements à cela aujourd’hui, c’est quoi ?) – Je pense que nous avons dans un petit pays comme le Bénin, comme vous l’avez dit, plus de deux cent partis politiques. Cela peut paraître pléthorique si l’on compare aux autres pays démocratiques. Donc ce qui nous reste à faire, c’est d’approfondir notre démocratie en réformant son système politique et faire en sorte que progressivement nous allions vers deux ou trois pôles politiques à dimension nationale. -C’est bien possible au Bénin ? – C’est tout à fait possible. C’est d’autant plus possible que vous allez remarquer qu’il y a une dizaine d’années, deux regroupements se sont faits, bon c’est vrai que cela n’a pas tenu, Fcbe d’une part et l’Union fait la Nation de l’autre. Cela veut dire que les forces politiques peuvent se concerter et créer deux ou trois pôles politiques pour rentrer dans une nouvelle phase de notre démocratie. -Mais cela reste un débat à faire par les politiciens. Il faut que les politiciens aussi prennent cette option. -Oui mais il y a aussi je crois, des réformes institutionnelles à faire. Et faire en sorte que notre Constitution puisse être revisitée sous cet angle-là afin de faire en sorte que progressivement nous allions vers des regroupements politiques homogènes, pas des coalitions politiques, mais des partis politiques de dimension nationale. -Général Fernand Amoussou, diriger un Etat, c’est un esprit, c’est une vision, c’est une méthodologie sentez-vous en mesure d’apporter quelque chose de nouveau aux Béninois, dans un contexte sociopolitique actuel peu reluisant, après le mandat de Boni Yayi ? -Ma vie a été au service de mon pays et de mes compatriotes. Je suis rentré dans l’armée à moins de 19 ans, et j’ai consacré toute ma vie au service de mon pays, pour la sécurité et le bien-être des Béninois. Je souhaite continuer d’être à leur service. Je souhaite continuer d’apporter ma contribution à l’essor politique (…) pour un, Bénin où règne la paix et la concorde ; où chacun jouit pleinement, librement et en sécurité du fruit de son travail. Un Bénin où personne n’est abandonné ou exclut. Mais aussi où les jeunes ont une perspective d’avenir, où leur avenir est assuré. Je pense aussi avoir eu grâce à Dieu, une carrière professionnelle qui m’a permis d’occuper de très, très hautes fonctions. Et enfin, j’ai beaucoup appris, pendant plus d’une dizaine d’années et même plus d’une quinzaine d’années, auprès du président Kérékou qui m’a beaucoup appris, beaucoup enseigner, mais beaucoup léguer aussi. Et donc je crois avoir les outils, l’expérience, mais aussi la pondération pour conduire notre pays avec courage et détermination vers les transformations indispensables. Vous savez à l’heure où nous émettons, nous avons aujourd’hui au Bénin, des hommes et des femmes qui ne savent pas encore aujourd’hui ce qu’ils vont manger. A l’heure où nous émettons, beaucoup de nos concitoyens n’ont pas de toits pour se préserver de la pluie, des intempéries, du soleil. A l’heure où nous parlons, beaucoup de nos jeunes, de nos enfants sont en grande souffrance face au chômage. A l’heure où nous parlons, des opérateurs économiques sont dans une grande désespérance parce que ne sachant que faire pour faire prospérer leurs affaires. Et puis nous avons nos mamans, nos sœurs, les femmes béninoises qui se battent quotidiennement pour sortir de la pauvreté. Oui, l’on ne peut pas rester insensible à cela. Mais dans le même temps, il faut du courage. C’est pour cela que ce matin, mon premier message à l’endroit de mes compatriotes, est un appel à un sursaut patriotique pour reprendre en main notre destin. Je demande à toutes les béninoises et à tous les béninois, de se rassembler, de se lever pour que nous puissions enfin, vaincre la pauvreté. Que nous puissions enfin donner plus d’espoir pour nos enfants. Et je considère aujourd’hui, les forces politiques et sociales du Bénin. Et en raison de ce que je suis et je continue d’être au service de mon pays, puisse se lever se rassembler autour de moi, pour que nous puissions prendre en main notre pays, mettre de l’ordre et poursuivre avec courage, le développement de notre pays. -Général Fernand Amoussou, quel est le Bénin que vous envisagez si vous arriviez au pouvoir ? -j’envisage un Bénin où personne n’est abandonné ou exclu. Je veux d’un Bénin où il y a le sourire sur le visage de chaque Béninois. Je veux d’un Bénin où chaque béninoise et chaque béninois mange à sa faim. Je veux d’un Bénin où tous les enfants de ce pays ont une égalité de chance face aux recrutements, face aux concours, face aux opportunités de travail. Je veux d’un Bénin où les opérateurs économiques ne sont pas pourchassés, poursuivis. Je veux d’un Bénin où l’agriculture nourrit les Béninois avant d’être une agriculture de rente. Je veux enfin d’un Bénin uni, d’un Bénin prospère, d’un Bénin où règne la paix, l’unité nationale, la concorde nationale. Ce sont les legs du Président Kérékou. Mes dernières conversations avec le Président Kérékou, ont été centrées sur ce point. Préserver l’unité nationale, la concorde nationale, la paix. Et enfin je veux d’un Bénin où il y a la sécurité, la tranquillité, la paix, pour tous les Béninois. Nous sommes aujourd’hui dans un environnement sous régional de plus en plus dégradé, de plus en plus, dangereux. – Allons maintenant secteur par secteur et dans les détails. Puisque vous êtes un militaire de formation, parlez-nous un peu de sécurité. Quel est le type de sécurité qu’il faut aujourd’hui pour les Béninois ? – La question qui se pose aujourd’hui au Bénin, c’est comment faire pour que lorsque à côté de nous au Nigeria, au Niger, dans nos eaux territoriales, sévissent des insurrections extrêmement violentes. Où de paisibles populations sont massacrées, sur les marchés, sont massacrées dans les rues. Comment faisons-nous pour préserver le Bénin et la tranquillité des Béninois ? C’est la question fondamentale aujourd’hui. Parce que, lorsque l’on parle de Boko Haram, Boko Haram est au Nigeria à côté de nous. Ce n’est pas bien loin. Et donc la question de la sécurité doit être une question fondamentale. -Mais jusqu’ici le Bénin bénéficie toujours d’un état de grâce. -Grâce ! Prions qu’il en soit ainsi. Je pense que les autres pays qui en sont victimes, prient tout autant Dieu que nous. Mais ce qu’il nous faut d’abord, c’est de prendre conscience de la menace. Et la menace aujourd’hui, la menace de terrorisme, la menace de violence est transfrontalière. Elle est transnationale. La menace de Boko Haram et des autres mouvements extrémistes ne connaît pas de frontières. Et donc la question de la sécurité doit être la priorité des priorités, parce que sans elle, nous ne pouvons rien entreprendre. Sans la sécurité, il ne peut pas y avoir de développement. C’est pourquoi j’ai l’habitude de dire que la sécurité est la première des libertés. Et je m’engage, et je n’ai pas besoin de donner plus de précision là-dessus, parce que la question est sensible n’est-ce pas. Je m’engage et les Béninois savent que lorsque j’étais aux affaires, il n’y avait pas de braquages et que la tranquillité des Béninois était assurée dans le respect scrupuleux des libertés publiques. – C’est vrai dans la stratégie vous maitrisiez les milieux criminogènes ? – Mais oui ! Il faut évidemment dans la situation actuelle, développer une stratégie pour avoir une forte capacité de renseignement. La sécurité doit être d’abord basée sur le renseignement. Savoir quels sont les mouvements des extrémistes (…). Et, sur une forte coopération avec les pays voisins pour échanger des informations et enfin, développe une capacité d’action à travers des forces spécialisées dans ce genre d’actions militaires. -La sécurité, ce sont les hommes aussi, ce sont les policiers et les gendarmes. Mais généralement ces unités n’ont pas suffisamment de moyen pour assurer la sécurité des citoyens ? – j’en conviens. Mais vous savez, la première force d’une unité, c’est d’abord la motivation. Et donc nous devons d’abord faire en sorte de donner plus de confiance à nos gendarmes, à nos policiers, à nos militaires pour qu’ils soient plus motivés, plus déterminés à préserver notre pays et les Béninois, des dangers actuels et futurs. Et ensuite, il y a la formation. Je pense effectivement qu’il y a lieu certainement de regarder de plus près, la formation de nos policiers, de nos gendarmes et de nos militaires. Et enfin, améliorer les équipements. Mais tout cela est tout à fait possible. Je pense que le budget actuel de la sécurité du Bénin, permet de manière intelligente, d’opérer des réformes pour accroître les capacités opérationnelles. -l’armée de façon globale, vous avez dirigé cette armée. Là, est-ce qu’il y a des réformes faire pour que cette armée soient une armée au service du peuple ? -Je salue d’abord l’action des chef-militaires actuels qui avec les moyens qui sont les leurs, font un travail remarquable. Je voudrais aussi une fois encore témoigner toute ma reconnaissance et toute ma confiance aux gendarmes, aux policiers et aux militaires qui de jour comme de nuit, dans des conditions extrêmement pénibles et difficiles assurent notre sécurité. Evidemment, il y a toujours des améliorations à apporter et je pense que les chefs militaires, les chefs des forces de sécurité et évidemment quand je serai aux affaires, je les mettrai tous ensemble autour de moi pour réfléchir à comment améliorer la sécurité des Béninois -Pour acheter des équipements aux agents de sécurité, il faut avoir une économie forte. Quelle est votre idée de la relance de l’économie nationale, Monsieur Fernand Amoussou ? – Vous savez, la croissance porte sur deux volets. Ou ce sont les investissements, ou c’est la consommation. Dans notre pays, le niveau de revenu est très faible. Et donc la consommation n’est pas importante. Par ailleurs, ne produisant rien sur place, évidemment, nous consommons les produits venus de l’extérieur, et donc nous développons, l’économie des autres pays. Dans la situation actuelle nous devons allez vers deux idées essentielles. La première idée, c’est de développer de grands travaux. De faire en sorte d’accroître les investissements et offrir donc, la base, l’infrastructure, la superstructure pour relancer notre économie. Et deuxièmement, il est claire et évidemment aujourd’hui que l’économie béninoise comme dans beaucoup d’autres pays africains ne peut se développer qu’avec les petites et moyennes entreprises. Pour développer l’économie béninoise, il nous faut soutenir très fortement nos petites et moyennes entreprises nationales en priorité. Et à cet égard, je pense qu’il apparaît urgent d’apurer la dette intérieure. Beaucoup de nos entreprises croulent sous la dette que l’Etat a vis-à-vis d’elles, et n’arrive point à faire fructifier leurs affaires. Donc, le circuit économique est thésaurisé par la dette intérieure. Il faut donc redonner du souffle à nos entreprises en apurant la dette intérieure, en leur payant ce que l’Etat leur doit sans discrimination. L’apurement de la dette intérieure ne doit pas être un acte politique, ni de solidarité ethnique, mais plutôt un acte pour relancer l’économie nationale. Et ensuite, je pense aussi qu’il faut améliorer le climat des affaires et faire en sorte que la justice puisse devenir encore beaucoup plus indépendante, beaucoup plus forte pour, améliorer le climat des affaires, régler les contentieux et redonner confiance aux investisseurs. Enfin, l’amélioration du climat des affaires permettra aussi, d’attirer des investissements étrangers dont nous avons besoin. Vous savez, l’argent ne va que dans des conditions à la fois de sécurité pour les investisseurs. Donc je crois que nous devons travailler pour booster notre économie. Mais ceci étant, nous devons aussi réhabiliter, restaurer et promouvoir la valeur de travail. Et cette valeur de travail, s’est considérablement érodée ces dernières années. Le travail, c’est la condition de l’épanouissement humain. Et donc cette valeur de travail, nous devons la réhabiliter et faire en sorte que nos concitoyens et en particulier les jeunes sachent que c’est par le travail que l’on peut s’accomplir. Et donc cette valeur-là, nous devons la réhabiliter et la promouvoir. Mais ensuite, je pense aussi qu’il faut libérer les initiatives. C’est-à-dire qu’il faut permettre à tous ceux qui veulent entreprendre, d’entreprendre aisément. Cela veut dire que créer une entreprise ou fermer son entreprise ne doivent plus constituer un chemin de croix. Cela veut donc que nous devons faire en sorte que notre administration puisse être plus performante, plus transparente, pour soutenir l’entreprenariat privé. C’est extrêmement important. Je salue le travail de nos fonctionnaires et des travailleurs de tous secteurs qui font tout ce qu’ils peuvent pour accompagner notre économie. Mais dans le même temps, je pense qu’il nous faut rendre encore beaucoup plus performante, beaucoup plus transparente l’économie nationale afin de faire en sorte que l’administration béninoise, soutienne encore davantage, l’entreprenariat privé dans notre pays. – Général Fernand Amoussou, lorsque nous parlons d’économie, on fait très souvent allusion à la culture du coton. Vous savez que ce secteur a connu beaucoup de difficultés ces derniers temps, au point où l’Etat a décidé de s’approprier ce secteur là au détriment du secteur privé. Quelle est votre démarche une fois que vous serez au pouvoir ? Le coton restera-t-il dans les mains de l’Etat ou le coton sera-t-il transféré aux privés ? -La question que vous posez est plus large. Je voudrais apporter une réponse beaucoup plus large. Ma vision de l’agriculture béninoise est très claire. Ma priorité est que les Béninois mangent à leur faim. Et donc ma vision de l’agriculture béninoise, est cette vision qui fera en sorte que les Béninois mangent à leur faim. Et donc je m’engage à privilégier les cultures vivrières et autres cultures qui permettent aux Béninois de manger à leur faim. Nous allons mettre beaucoup d’argent dans ces filières qui vont nous permettre de produire ce que nous allons manger. Quand nous allons finir de bien manger, quand tous les Béninois de tous secteurs, des plus pauvres, auront fini de bien manger, alors, nous pouvons penser à faire des cultures de rente comme le coton. Ma priorité, c’est faire manger les Béninois à leur faim. Ce n’est pas de faire des cultures d’exportation. Les graines de coton ne vont pas dans le moulin. Moi je veux que nous produisions ce qui va dans les moulins et qui peuvent donner à manger au peuple béninois. -Est-ce que ce n’est pas un coup porté à l’économie ? – Pas du tout !parce nous considérons, de manière exagérée que le coton est la panacée pour avoir des devises, pour avoir de l’argent dans ce pays. Mais nous cultivons du coton et vous remarquerez avec moi que, la plus part des Béninois demeurent toujours très pauvres. Donc cela veut dire que ce n’est pas la culture du coton qui enrichirait les Béninois. Ça peut enrichir certains. Mais nous constatons que ça n’enrichit pas le grand nombre. Et donc il faut réorienter notre agriculture et c’est ce que nous proposons: cultiver ce que nous allons manger. Mais aussi nous pouvons créer encore plus d’argent pour notre pays, en cultivant pour exporter, mais des produits vivriers. Nous avons des filières extrêmement porteuses : l’ananas, l’acajou. Nous pouvons aussi cultiver dans nos vallées, le Maïs, le Sorgo et les exporter. Le Programme alimentaire mondial, aujourd’hui cherche à acheter du maïs et n’en trouve pas suffisamment. Nos frères et sœurs du Niger, du Burkina, cherchent des céréales à acheter et n’en trouvent pas suffisamment. Nous devons privilégier ces cultures, nous nourrir, les exporter et avoir des devises et autant d’argent que la culture du coton. – Je sais qu’être en bonne santé c’est aussi une priorité pour vous. Vous avez une idée ou vous avez votre idée du système sanitaire béninois. Alors quelles sont les nouveautés que vous pouvez y apporter une fois au pouvoir ? – C’est avec une grande tristesse que je constate autour de moi, et que j’entends aussi des témoignages de beaucoup de nos concitoyens qui vont dans nos hôpitaux, publics ou privés et qui malheureusement n’arrivent pas à survivre, n’arrivent pas à être soignés convenablement, simplement par manque d’argent. C’est avec beaucoup de souffrance que je vois la tristesse des agents de santé, des médecins des infirmiers, des garçons et filles de salle qui sont dépourvus de moyens pour faire leur travail. Et donc, ce secteur de la santé doit aussi constituer une priorité et faire en sorte que nos hôpitaux publics soient des hôpitaux de vie et non des mouroirs. C’est pour cela que je m’engage à faire en sorte de donner les moyens suffisants à nos hôpitaux publics, pour que les premiers soins, les soins de santé primaires soient gratuits. C’est extrêmement important. Il faut que lorsqu’un citoyen béninois arrive dans un centre de santé, en ville ou en zone rurale, il puisse avoir les médicaments élémentaires, pour faire face tout au moins aux urgences. Nous avons un autre problème. C’est que nous devons revoir encore la carte sanitaire dans notre pays et rapprocher encore plus les centres de santé vers les populations. Mais il ne s’agit pas simplement de créer les centres de santé. Il faut équiper tous les centres de santé existants aussi. Depuis deux ans que je circule dans tout le pays, je constate qu’il y a des centres de santé, mais dans lesquels il n’y a absolument rien. Il n’y a aucun produit, il n’y a aucun équipement élémentaire pour faire même des tests sanguins. Et par ailleurs, nous avons des centres de santé qui sont dépourvus de médecins, d’infirmiers. Et donc, je pense que toutes ces choses doivent être mises à plat. C’est pour cela que je dis, nous devons mettre de l’ordre. Notre pays a besoin d’ordre. Dans le secteur de la santé et dans les autres secteurs. Je voudrais aussi ajouter et je salue les initiatives qui ont été prises en direction des femmes pour rendre certains soins gratuits et j’espère qu’il y a une effectivité de ces mesures, comme la gratuité de la césarienne, la gratuité de beaucoup d’autres choses. Il faut que tout cela devienne effectif pour aider nos populations. Mais ensuite je pense qu’il nous faut aussi, améliorer le plateau technique de nos hôpitaux de zone et créer à Cotonou, à Porto-Novo en particulier, mais aussi à Parakou, d’autres hôpitaux nationaux. Aujourd’hui à Cotonou, c’est le Cnhu qui est parfois soutenu par l’hôpital militaire. Il nous faut créer et équiper, un nouvel hôpital à dimension nationale, un deuxième hôpital de référence à Cotonou. De la même manière, dans le cadre de donner à Porto-Novo son caractère de capital du Bénin; nous devons non-seulement, améliorer l’hôpital qui existe aujourd’hui, mais envisager également, la création d’un deuxième hôpital. Parce que vous savez, l’Ouémé est l’un de nos départements les plus peuplés. Voilà mes propositions dans le secteur de la santé. Je pense aussi que nous devons donner plus de confiance aux agents de santé. C’est pour cela que je propose que les agents de santé qui acceptent ou qui travaillent dans les zones difficiles, dans les zones rurales, je propose une indemnité particulière au profit des agents de santé qui acceptent d’aller travailler dans les zones difficiles, dans les zones rurales. -Le secteur de l’éducation est un secteur qui a consommé beaucoup de milliards ces derniers moments. On parle de mauvaises ressources humaines en matière d’éducation. Pas d’infrastructures, (…). Que feriez-vous dans ce secteur-là ? – Vous touchez là, une des clés de notre avenir. L’éducation conditionne l’avenir d’un pays. Et un pays qui ne fait pas de l’éducation sa priorité est un pays qui court à sa perte. Et donc le secteur de l’éducation doit avoir la priorité sur toutes les politiques publiques. Je dis souvent que l’éducation nationale au Bénin doit changer de paradigme. Nous sommes dans une situation où malgré le dévouement des enseignants de tous ordres, nous formons des jeunes qui sont voués au chômage. L’éducation et l’emploi des jeunes vont de pair. Parce qu’on éduque pour quelque chose. Et je pense que le secteur de l’éducation doit être revisité. Il y a une claire inadéquation entre ce que nous enseignons dans nos écoles et le marché de l’emploi et le marché du travail. Nous ne devons pas limiter le marché du travail au Bénin. Nous devons voir le marché du travail dans la sous-région. Je pense qu’avec les spécialistes du secteur, nous devons au niveau d’abord de l’enseignement supérieur, revoir complètement l’enseignement supérieur, revoir les filières. Il y a quelques mois, j’ai fait faire un sondage dans les universités privées de Cotonou où on interroge nos sœurs qui y vont pour savoir quelles sont les filières. 90% disent nous faisons markéting et communication. Mais combien y-a-t-il d’entreprises sur la place pour embaucher autant de nos sœurs qui étudient markéting et communication ? Donc cela veut dire que nous devons revoir complètement les filières et faire en sorte que les filières correspondent davantage au marché de l’emploi. Nous avons aussi un autre problème qu’il nous faut voir de manière très claire. Quels sont les secteurs porteurs d’avenir aujourd’hui dans notre pays ? Ce sont les services, mais aussi les nouvelles technologies. Donc nous devons encourager et valoriser dans l’éducation, nationale, les secteurs technologiques qui permettre de positionner notre pays, mais de faire en sorte que beaucoup d’entreprises de pointe puissent se délocaliser chez nous, parce que n’aurait la main d’œuvre qualifiée. Mais aussi le secteur de service, parce que le Bénin est un pays de service. Si nous formons conformément aux besoins du marché du travail, alors nos jeunes peuvent avoir des chances de trouver du travail. Mais là je ne parle que de ceux qui vont jusqu’au niveau de l’enseignement supérieur. Mais il a aussi nos frères et sœurs qui sortent du système éducatif sans qualification. Nos frères et sœurs qui en quatrième ou qui en seconde abandonnent, parce que les parents, parfois n’ont plus de moyens. Ces enfants du Bénin ne doivent pas être abandonnés. C’est pour cela que je propose que l’éducation soit obligatoire et gratuite jusqu’à l’âge de 16 ans. Tout enfant Béninois, garçon comme fille, doit aller à l’école et l’Etat doit les prendre en charge jusqu’à l’âge de 16 ans. Deuxièmement, je propose que l’orientation de nos enfants se fasse de manière plus précoce. C’est-à-dire que dès l’entrée en sixième ou lorsqu’on détecte l’aptitude d’un enfant, l’orienter vers l’enseignement général ou l’enseignement professionnel afin de réduire le nombre de nos enfants qui sortent du système éducatif sans qualification. Mais je voudrais aussi parler de nos frères et sœurs qui suivent la voie de l’apprentissage. Je considère d’ailleurs que c’est à tort que l’on considère que nos frères et sœurs qui sont apprentis ou qui ont de l’emploi par l’apprentissage comme la voie de ceux qui n’ont pas réussi. C’est faux, c’est une erreur. Et donc, je propose que l’apprentissage face désormais partie de l’éducation nationale. Mais alors, il reste la question fondamentale de comment soutenir l’emploi des jeunes. Si nous formons les jeunes dans nos universités, nous les formons à l’entreprenariat, mais lorsqu’ils vont dans les banques pour emprunter de l’argent, la banque ne leur en prête pas parce qu’ils n’ont pas de garanties à présenter. C’est pour cela que je propose avec force et je m’engage à créer une banque de la jeunesse. Une banque spécialisée dans le financement de l’activité des jeunes. Une banque qui non seulement financera l’entreprenariat des jeunes, mais aussi accompagnera les jeunes. Nous sommes dans un système avec le Fnpej et autres où c’est vrai, c’est bien. Mais le niveau de crédit accordé aux jeunes ne leur permet pas vraiment d’entreprendre quelque chose de solide et de durable. Et donc cette horde de jeunes que je soutiens mais avec force parce que je crois fermement permettre de créer les conditions pour que les jeunes créent des entreprises. Vous savez, les startups qui se créent dans le monde, c’est par des jeunes. Simplement parce que dans ces pays-là, les banques font confiances aux jeunes. Facebook, twitter, toutes ces choses-là sont créées par des jeunes, parce qu’on leur a fait confiance. Je veux faire confiance aux jeunes. Je refuse que l’on dise que les jeunes béninois sont inconscients et qu’on ne peut pas leur faire confiance. Oui Général Fernand Amoussou, toutes les fois que je vous ai rencontré, vous avez toujours mis un accent particulier sur la question de l’unité nationale. Pourquoi cette question vous préoccupe-t-elle si tant ? -C’est une question qui me tient beaucoup à cœur. L’unité nationale est la base de tout. Je suis le produit de l’unité nationale. Fernand Amoussou qui vous parle est un orphelin très jeune à l’âge de trois ans. Et quand j’ai perdu ma mère, j’ai fait le cours primaire grâce à la solidarité à Azovè dans le village. Il y avait dans ce village des Adja, des Fons, mais aussi des gens d’autres régions. Et c’est cette communauté qui m’a soutenu, jusqu’à ce que j’ai passé l’entrée en sixième pour arriver ici (Cotonou, NDLR). Mais c’est aussi l’unité nationale à travers la République qui m’a donné ma chance et j’ai fait mes sept ans d’études secondaires à l’internat. Je suis un produit de l’unité nationale. Mais aussi ma carrière militaire m’a appris que le Bénin n’a progressé que lorsque ses filles et ses fils sont unis. C’est pour cela que toute ma carrière, j’ai toujours veillé à préserver dans tous mes actes, l’unité nationale ; faire en sorte que tous les enfants du Bénin aient les mêmes chances, aient les mêmes opportunités. Mais ensuite, j’ai vécu et travaillé de jour comme de nuit auprès du Président Mathieu Kérékou qui unanimement est reconnu comme l’icône, le chantre de l’unité nationale. Nous devons combattre avec force tous les propos, tous les comportements qui divisent ; qui nous font croire que nous sommes différents. Non ! Nous ne sommes pas différents. Nous sommes du même pays, nous sommes des frères et sœurs et nous devons continuer à vivre ensemble, dans notre diversité. L’unité nationale ne se décrète pas en Conseil des ministres. L’unité nationale ne s’impose pas. L’unité nationale se nourrit et se construit du sort qui est fait à chaque enfant du Bénin. Chaque enfant du Bénin qui se sent considéré, qui se sent pris en charge par la communauté nationale, donc qui se sent solidaire et membre à part entière de la communauté nationale. C’est cela l’unité nationale. Mais l’unité nationale, permettez-moi de le dire est la condition de la paix. La violence intervient lorsqu’il y a rupture dans l’unité nationale. -Vous avez l’impression qu’il y a rupture à l’étape actuelle des choses ? – Je considère et ce serait faire économie de vérité que de ne pas le dire, qu’il y a eu ces dernières années dans notre pays, des propos et des comportements susceptibles de créer des fissures dans l’unité nationale. -Sécurité, économie, santé, éducation nationale, mais tout ça ne portera des fruits que lorsque nous sommes dans une sphère de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption. Qu’est-ce que vous promettez aux Béninois une fois arrivée au pouvoir en matière de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption ? -Vous abordez là la clé de nos problèmes dans ce pays. Au Bénin il y a de l’argent. Il y en a tellement que les gens détournent tout le temps, mais il y en a toujours. Cela veut dire que nous sommes dans un pays où il y a de l’argent. Nous sommes aussi dans un pays où il y a des hommes et des femmes prêts à travailler. Il y en a tellement que beaucoup de nos jeunes sont au chômage. Grâce à Dieu, nous sommes en paix. Alors, comment se fait-il qu’il y ait de l’argent au Bénin ; qu’il y ait des personnes pour travailler au Bénin ; qu’il y ait la paix au Bénin et pourtant nous connaissons tant de difficultés. C’est à cause de la gouvernance. Et donc, nous ne pouvons progresser dans notre pays qu’en mettant l’accent sur la gouvernance. C’est pour cela que je dis souvent que le poisson pourrit par la tête. L’essentiel aujourd’hui, c’est de faire en sorte que la tête au Bénin, soit une tête elle-même saine qui refuse de pourrir et qui refuse aux autres parties du corps de pourrir. C’est pour cela que je m’engage à faire du prochain mandat présidentiel, celui de l’intégrité et de l’exemplarité des dirigeants. L’on est chef par l’exemple. Et ensuite, je m’engage avec force et avec détermination à mettre fin à l’impunité. Le vrai problème que nous avons dans notre pays et qui fait que la corruption gangrène tous les secteurs, c’est l’impunité. On ne punit pas ceux qui volent, notre argent. Et donc je m’engage à prendre ceux qui volent l’argent des Béninois. C’est pour cela que je propose une révision du statut pénal du chef de l’Etat et des ministres. Cela veut dire quoi ? Aujourd’hui, lorsque les dirigeants commettent des crimes de cette nature-là, il y a tout un processus à l’Assemblée, car la Haute Cour de justice est un organe constitutionnel, afin de les mettre en accusation. Mais le processus est trop long. Un voleur, c’est un voleur. Si quelqu’un vole l’argent du peuple, le code pénal dans notre pays, prévoit ce qu’il faut faire. Et donc je veux mettre fin à la situation qui fait que le citoyen qui vole une mobylette ou un bœuf, il va en prison, mais le l’autre citoyen qui vole l’argent public, dans son cas on dit on va regarder si on va l’envoyer en prison. Je veux y mettre fin pour que tous les Béninois soient égaux devant la loi. -Général Fernand Amoussou, il y a une question que les Béninois se posent. Vous savez que le pays est politiquement loti, comment comptez-vous gagner une échéance présidentielle, alors que visiblement, vous n’avez pas de leaders politiques forts avec vous. -Je me réjouis de constater que vous avez dit visiblement. Evidemment que j’ai beaucoup d’acteurs économiques, d’hommes et de femmes politiques qui depuis deux ans me soutiennent. Sont dans l’action quotidienne avec moi. Sont sur le terrain avec moi. Ce ne sont pas les grandes déclarations qui font la politique. Je voudrais profiter de votre antenne pour remercier toutes les femmes, tous les hommes politiques qui sont engagés à mes côtés depuis deux années. Ils sont des députés, ils sont des maires, ils sont des anciens députés, des anciens maires. Mais je voudrais aussi faire remarquer que le pouvoir appartient au peuple. Le pouvoir n’appartient pas aux hommes politiques. Le pouvoir n’appartient pas à une fraction du peuple. Le pouvoir appartient au peuple. J’émane du peuple, j’ai toujours servi le peuple. Je veux continuer de servir mes compatriotes. Je suis à leur service. Mais je suis déterminé à continuer de les servir. – Il y a cette alliance autour de Lionel Zinsou. Une alliance composée des Forces cauris pour un Bénin émergent, du Prd et de la Renaissance du Bénin. Vous avez des frissons vous aussi ? Non. Je n’ai aucunement de frissons du tout. Vous voyez bien que depuis qu’ils ont annoncé l’alliance je me porte très, très bien. Vous ne le voyez pas. Peut-être que comme on est dans une radio, mes compatriotes ne voient pas que j’ai un visage radieux. Mais non, parce que je l’ai dit tantôt, le peuple béninois est un peuple mature. Le peuple béninois est un peuple ingénieux. Le peuple béninois vous savez sa caractéristique ? la caractéristique du peuple béninois est de surprendre. Je sais qu’il y aura des surprises. Il y aura des surprises, simplement parce que ceux qui souffrent, ceux et celles qui souffrent, ce sont les Béninoises et les Béninois. Et c’est eux qui éliront le président de la République qui va mettre fin à leur souffrance. C’est de ça qu’il s’agit. Et donc, moi je n’ai pas de commentaire particulier à faire par rapport à cette alliance autre que j’ai été relativement étonné de constater que ce ne sont pas les partis politiques eux-mêmes qui ont annoncé leur soutien. Ça m’a paru un peu curieux. (…), car l’habitude dans notre pays est que les partis fassent des déclarations -Est-ce que vous ne craignez pas le KO en faveur de Lionel ZInsou -Il est absolument nécessaire pour la paix dans notre pays, pour la tranquillité des Béninois que les élections se fassent dans de bonnes conditions, de crédibilité. (…), Ce sont les Béninois qui en décideront (le KO, NDLR). Ceux sur quoi j’insiste, c’est que nous ayons des élections crédibles, transparentes pour garantir la paix dans notre pays. -Général Fernand Amoussou, un mot pour conclure cet entretien – Je voudrais réaffirmer à mes compatriotes que toute ma vie j’ai été à leur service. Ma vie a été consacrée au Bénin et aux Béninois. Je veux simplement leur dire, qu’en décidant d’être candidat à l’élection présidentielle de février 2016, c’est simplement continuer de les servir, avec foi, avec passion, avec détermination, avec courage. Je demande à mes compatriotes de toutes conditions, de toutes régions, de toutes catégories socio-professionnelles, de se mobiliser, de se lever, de se rassembler. Et je leur dis je suis prêt. Je suis prêt à être le rassembleur, je suis prêt à être pour eux, le début du renouveau de notre pays. Je vous remercie.

  • Agence Nationale des Transports Terrestres De nouveaux statuts pour une gouvernance efficiente de l’ANaTT

    Après avoir mis sur le tapis les résultats de l’audit commandité au niveau de l’Agence Nationale des Transports Terrestres (ANaTT) et qui ont révélé de graves irrégularités au niveau de cette structure, le Gouvernement vient de disposer l’entreprise d’Etat de nouveaux textes. Ces nouveaux textes ont été approuvés lors du Conseil des ministres du Mercredi 14 Juillet dernier. Le but est d’arrimer la gestion optimale de l’ANaTT conformément aux méthodes de bonne gouvernance prônées par le Président Patrice Talon.

    Entre 2016 et 2020, il a été instauré une forme de gestion hasardeuse et de mauvaise gouvernance basée sur la dilapidation des ressources financières et la corruption au niveau de l’Agence Nationale des Transports Terrestres (ANaTT). En mode veille, le Gouvernement a commandité un audit pour s’assurer d’une bonne gestion de cette structure sous-tutelle du Ministre des Infrastructures et des Transports. Il aura vu juste puisque les résultats de l’audit ont permis de constater de graves irrégularités et une mauvaise gestion des ressources financières de l’ANaTT. Ce qui a créé énormément un manque à gagner pour l’Etat béninois. Les chiffres crèvent l’œil ! Au total, 13, 6 milliards de FCFA ont été dilapidés. Si les procédures judiciaires appropriées ont été engagées contre les auteurs et leurs complices dans cette affaire de malversation  au niveau de l’Agence Nationale des Transports Terrestres (ANaTT), le Gouvernement prend quant à lui la mesure de la situation. Ainsi, pour une gouvernance plus efficiente et conformément aux dispositions de la loi n°2020-20 du 2 septembre 2020 portant création, organisation et fonctionnement des entreprises publiques en République du Bénin, l’ANaTT est doté de nouveaux textes. Ils ont été approuvés en Conseil des Ministres le 14 Juillet 2021. L’instauration de ces nouveaux textes a pour but de corriger l’ensemble des insuffisances relevées dans les textes actuellement en vigueur surtout au plan de la gouvernance de l’Agence.

    Pour le nouveau départ que le Gouvernement a décidé d’imprimer à l’ANaTT,  plusieurs compartiments de l’agence ont été touchées notamment : Les compétences de la direction de l’Agence, de son Conseil d’administration, du ministère de tutelle dans la mise en œuvre de certaines attributions sont désormais clairement définies. «Celles découlant des activités opérationnelles de l’Agence ont été réaffirmées tandis que les autres, supposées être mises en œuvre par le Conseil d’administration ou prises en compte par des opérateurs privés détenteurs d’agrément en matière d’immatriculation des véhicules de transport, ont été précisées », relève le compte rendu du Conseil des ministres.

    Selon les dernières informations, l’ex-directeur général de l’Agence Nationale des Transports Terrestres (ANaTT), Thomas Agbéva et dix (10) de ses anciens collaborateurs sont déposées à la maison d’arrêt d’Akpro-Missérété.

  • Nommé en octobre dernier Recteur de l’Université d’Abomey : ​​​​​​​ Les ambitions de Joachim Djimon Gbénou  pour l’ l’UNSTIM

    Joachim Djimon Gbénou

    L’Université Nationale des Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématique (UNSTIM) a changé de main de puis le 15 octobre 2021. Le nouvel homme fort sur qui repose l’espoir du gouvernement et  de toute la communauté universitaire de l’UNSTIM a nom Joachim Djimon Gbénou. Au lendemain de sa nomination à la tête de cette prestigieuse université, le recteur Joachim Gbénou ne s’est pas fait prier avant de dévoiler ses ambitions au cours des années à venir à la tête de l’UNSTIM. Selon le recteur Gbénou, après la désignation et l’installation, place au travail. A travers une démarche de gestion participative, le recteur Joachim Gbénou envisage travailler avec toute son équipe  afin de faire de l’UNSTIM, une université de référence adaptée aux réalités de la technologie de l’innovation, une université du 3è millénaire qui se préoccupe des problèmes de développement du pays résolument engagé pour résoudre les problèmes qui se posent à notre nation pour que le Bénin soit un pays émergent engagé au développement.

    Retour sur l’interview accordée le 15 octobre 2021 quelques heures seulement après son installation

    L’UNSTIM dont vous êtes le recteur actuellement est une jeune université. Comment pensez-vous de sitôt prendre le taureau par les cornes Monsieur le recteur?

    Nous allons nous battre comme on a commencé par le faire au moment où nous étions Vice-recteur, entrez directement dans la danse, il n’y a pas de temps à perdre. Il y a des actions phares à menées, il y a des actions stratégiques à menées, doter l’université de certains textes, de certains documents et commencer le travail avec l’équipe qui est là en entendant les autres ne rejoignent les rangs. Il n’y a pas de temps à perdre. Le temps presse. On va parer au plus pressé.

    Vous serez certainement accompagné dans cette mission par les composantes de la communauté universitaire, et quel message avez-vous a adressez à ces différents acteurs qui seront appeler à collaborer avec vous ?

    Je demanderai à la communauté universitaire qui est appelé à travailler avec moi pour le rayonnement de l’université, d’être comme des militaires au front et de se lever chaque fois et toutes les fois comme un seul homme et de défendre la cause de toute l’université dans une discipline de fer librement consenti.

    Mr le recteur, une nomination c’est un mérite, une nomination c’est une question de confiance. Le gouvernement de la rupture vient de vous confier cette mission parce qu’il a cru en votre vision. Quel mot avez-vous à adresser à l’endroit du chef de l’état et de la MESRS

    Merci. Ce n’est pas que parmi les personnes qui ont déposé leur dossier, nous sommes les plus méritants mais quelque part nous sommes dans la vision de l’action gouvernementale. Ce gouvernement a également ces prérogatives qui cadrent avec les notre. Ils ont vu qu’on pourra répondre à leur attente, qu’on pourra rentrer dans la ligne droite qu’ils ont tracé et ceci dans le respect de la hiérarchie, le dynamise, le travail bien fait axé sur les résultats et la réédition de compte.

    Un message à l’endroit les étudiants

    Je vais demander à mes jeunes frères de savoir que d’abord, ils sont venus pour étudier, ils ont un laps de temps à faire ici, et s’ils ont des revendications, de bien vouloir les porter à notre connaissance pour qu’ensemble nous puissions trouver des essais de solutions. Je les invite à ne pas tout le temps vouloir aller en grèves, parceque en tout état de cause et après tout, c’est l’étudiant qui en sort perdant. Ils ne vont pas perdre. Je ne le souhaite pas. Je vais œuvrer à ce qu’il ne perde pas. Mais eux aussi doivent nous faciliter la tâche pour qu’ensemble nous puissions bâtir l’université et bâtir notre nation, le Bénin. Je ne saurais terminer sans saluer et rendre hommage à notre président Guillaume Athanase TALON qui a cru en nous sans oublier notre ministre de tutelle YAYI Ladékan Eléonore.

  • Après la publication du calendrier électoral des prochaines législatives Le compte à rebours au niveau des Etats major des partis politiques

    La date des élections législatives devant consacrées le renouvellement de l’Assemblée nationale 8ème législature est fixée et rendue  publique en fin de la semaine dernière.  La Cour Constitutionnelle du Bénin présidée par  le professeur Fifamin Joseph DJOGBÉNOU vient de situer toute la classe politique. Ainsi donc, à travers la décision DCC 22- 065 du 24 Février 2022, la Cour Constitutionnelle du Bénin convoque le corps électoral pour le 08 Janvier 2023. Cette décision qui écourte de quelques mois le mandat de l’actuelle législature est diversement appréciée par l’ensemble des acteurs politiques et la société civile, mais surtout donne le top des hostilités au niveau de toutes les formations politiques. En témoigne les réunions, regroupements et autres mouvements enregistrés ce week-end au niveau Etats major des grandes formations politiques.

    Dans la décision DCC 22- 065 du 24 Février 2022 de la cour constitutionnelle du Bénin. Le président de  la Cour Constitutionnelle du Bénin rend officiel le calendrier  du déroulement des élections législatives de 2023 au Bénin. De façon précise, les élections législatives de 2023 se dérouleront sur toute l’étendue du territoire national  le 08 Janvier 2023 

    La même  décision DCC 22- 065 du 24 Février 2022 renseigne que  les députés de la 9ème législature  seront installés le 12 Février 2023 à Porto Novo. Mais avant ceci, la fin  du  dépôt  des dossiers est fixée au 04 Novembre 2022 à minuit  Et  la campagne électorale démarrera du 23 Décembre 2022 au 06 Janvier 2023 à minuit. Une fois les élections terminée le soir du 8 janvier 2023, le nouvelle législature, c’est-à-dire la 9ème mandature prendra place le 12 février 2023. Autrement, dit c’est partir pour une course contre la montre. Ce sera du sans repos jusqu’au soir du 8 janvier 2023. Les grandes formations politiques que sont le Bloc Républicain (BR), l’Union progressiste (UP), Les Démocrates (LD), les Forces Cauris pour un Bénin Emergent (Fcbe), le Parti du Renouveau Démocratique (Prd), doubleront d’ardeurs et useront des toutes les stratégies dans le choix des probables candidats et  surtout des positionnements au niveau de leur fief respectif. Aucun cadeau ne sera fait, la bataille sera très rude au regard des ressentiments que continuent par avoir les partis de l’opposition sur les  élections législatives de 2019.

    Avec la communication du calendrier électoral à  11 mois des élections du 08 janvier 2023, les responsables et autres acteurs politiques désireux de prendre part à ce scrutin disposent suffisamment de temps pour se préparer et bien peaufiner leurs dossiers de candidature.  Il ne sera pas question d’une quelconque exclusion de x et de y comme nous avons l’habitude de l’entendre ces derniers temps. Toutes les formations politiques sont invitées à prendre leurs dispositions pour être présent à ce rendez-vous du 8 janvier 2023 et ceci passe par le respects des règles et autres conditions définies par le Conseil Electoral, bras opérationnel de l’organisation desdites élections.